mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon c½ur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon c½ur d'enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime"
Voici la lettre du jeune Guy Moquet, il avait 17ans. Il était interné au camp de Chateaubriand prêt de Nantes. C'était un 22 Octobre 1941, 47 prisonniers français ont été fusillés pour "l'exemple" parce qu'un officier allemand avait été assassiné dans les rues de Nantes.
Guy Moquet est un exemple, pour nous les jeunes qui voulons résister face à ce qu'on nous martèle. Guy Moquet est mort pour la France des français. Il est mort en héros. Ils étaient 47 à être sur le peloton de la mort, ils ont refusé de se faire bander les yeux et de se lier les mains dans le dos. Ils sont mort en chantant la Marseillaise symbole de notre pays.
C'était il y 67ans.

